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  • : Children of Mamoridou
  • : Children of Mamoridou est un projet d'alphabétisation d'une école primaire dans le Sud de la Guinée-Conakry à Mamoridou, El Hadj Filani Mamadi Camara.
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  • Liza Leyla est traductrice et auteure multilingue, elle est membre de la presse mondiale et collabore à diverses revues. Elle est marraine d'une école primaire à Mamoridou dans la préfecture de Beyla
  • Liza Leyla est traductrice et auteure multilingue, elle est membre de la presse mondiale et collabore à diverses revues. Elle est marraine d'une école primaire à Mamoridou dans la préfecture de Beyla
31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 10:05

Compte-rendu : “Avortement : une loi en procès. L'Affaire de Bobigny”, Nrf, Édition Gallimard, 1973.

Sténotypie intégrale des débuts du Tribunal de Bobigny (8 novembre 1972).

Préface de Simone de Beauvoir qui était à cette époque présidente de l'Association “CHOISIR”.

Simone de Beauvoir n'hésitait pas à qualifier la juridiction par rapport à l'avortement de criminelle. Elle a accentué qu'un avortement correctement exécuté est moins dangereux qu'un accouchement et que les femmes qui avortent sont culpabilisées, ce qui peut engendrer des névroses.

Les enfants indésiré(e)s, délaissé(e)s, abandonné(e)s sont des martyr(e)s abandonné(e)s à l'Assistance publique, ce qui peut engendrer délinquance; ces déshérité(e)s termineront souvent en prison.

On trouve dans ce livre le procès d'une jeune fille de 17 ans, une déposition de Simone de Beauvoir , des plaidoiries de la défense, une proposition de loi de l'association “Choisir” relative à l'interruption de grossesse.

Le 11 octobre 1973, elle comparaît devant le Tribunal pour enfants de Bobigny pour avoir avorté, délit pnni par l'article 317 du Code pénal. La procédure imposait l'anonymat et le huis clos. La jeune fille disait devant ses juges qu'elle ne regrettait pas d'avoir avorté, car l'enfant aurait été à l'Assistance publique et malheureux. La maman, ses collègues et l'avorteuse étaient prévenues de complicité d'avortement. Le camarade qui avait violée la jeune fille l'avait dénoncée à la police pour vol dans une voiture. Parmi les avocates de la défense il y avait Gisèle Halimi, Danièle Ganancia, William Wulfman, Monique Antoine, Gérard Gauchi.

L'Association “Choisir” a transformé le procès de ces femmes en acte d'accusation contre la loi de 1920, qui réprime l'avortement, ce qui ne touche que les pauvres. Ça a crée un mouvement irréversible.

 

Dans le livre de Leïla Slimani, “Simone Veil, mon héroïne”, illustré par Pascal Lemaître, éd.de l'Aube 2017, on trouve une citation de Simone Veil : ' Aucune femme ne recourt de gaîeté de coeur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. C'est toujours un drame '. (le 26/11/1974 à l'Assemblée nationale).

 

Eliza Muylaert, membre de la Presse mondiale (O.M.P.P.)

 

N.B. : il est important de reculer dans le passé pour mieux comprendre l'actualité : on constate une régression par rapport au mouvement d’opinion qui s'est déclenché suite à l'application de la loi de 1920 qui réprimait l'avortement. Matière de réflexion!

 

 

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